Menu utilisateur

Evitez les éditeurs prédateurs !

De nombreux chercheurs ou doctorants nous ont confié recevoir de plus en plus d’offres spontanées de la part d’éditeurs douteux. Nous vous invitons à la plus grande prudence face à ces sollicitations, parfois très alléchantes! Un nombre croissant de cyber-éditeurs inondent les messageries des (jeunes) chercheurs universitaires en leur proposant d’éditer leurs travaux ou d’intégrer leur comité de rédaction.

Malheureusement, certains "éditeurs" profitent de l’émergence de l’Open Access et plus particulièrement du modèle « Gold road" , c’est-à-dire auteur-payeur, pour l’exploiter à leur profit sans tenir compte des valeurs de ce modèle.

Nous vous invitons donc à la plus grande prudence face à ces sollicitations, parfois très alléchantes. En effet, le risque existe de se voir facturer plusieurs centaines ou milliers d’euros pour la publication de votre article dans une revue ou un site soi-disant reconnu par les pairs. D’ailleurs, les dangers liés à ce phénomène sont multiples : Frais (exorbitants) cachés ou très discrets, comité éditorial inexistant ou délocalisé, articles non publiés, …

Pour contrer ce phénomène, quelques principes de précaution peuvent être facilement appliqués :

  •  Gardez un esprit critique face à ce genre de sollicitations spontanées. Parlez-en avec vos collègues, confrères, promoteurs et évitez de foncer tête baissée.
  • En quelques clics, vous pouvez déjà évaluer sur le Web la crédibilité de l’éditeur qui vous a contacté.
  • Vous pouvez également vérifier le facteur d’impact ou encore le Eigenfactor de la revue. Ne vous fiez pas à ce que vous dit l’éditeur mais vérifiez l’information par vous-même.
  • Vous pouvez également vous baser sur la célèbre Beall’s List, éditée par Jeffrey Beall, professeur et bibliothécaire à l’Université du Colorado (Denver). Cette liste recense les éditeurs dits « prédateurs » ainsi que certaines revues indépendantes douteuses. J. Beall conseille d’éviter aux chercheurs de traiter avec ces éditeurs et revues même si tous n’exercent pas forcément cette activité de façon illégale. En 2015, cette liste dénombrait plus de 800 éditeurs dits « prédateurs ».
  • Si vous avez encore un doute, n’hésitez pas à consulter l’équipe DIAL qui pourra éventuellement vous donner quelques éclaircissements supplémentaires.

Pour conclure, il nous semble important de rappeler qu’il est inutile de tomber dans la psychose et qu’il peut être tout à fait probable que vous soyez interpellés par une nouvelle revue sérieuse devant commencer modestement avant d’acquérir une plus grande renommée par la suite.