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L'Antiquité classique a vu l’émergence de nombreuses innovations fondamentales, notamment dans les domaines de l’ingénierie, des sciences et de la société, qui ont façonné le monde moderne. Mais dans des civilisations souvent décrites comme hermétiques au changement, et où le destin des hommes est régi par les divinités, quels sont les processus à l’oeuvre pour intégrer la nouveauté aux imaginaires collectifs, et pour diffuser l’invention dans la société ? Qui en sont les acteurs, quelles en sont les motivations ? Cet ouvrage propose une étude renouvelée et plurielle sur ces questions qui n’ont cessé de mobiliser la communauté scientifique. Son originalité repose sur une démarche résolument pluridisciplinaire et un focus chronoculturel large, allant de la période archaïque à l’Antiquité tardive dans le bassin méditerranéen. Quatre axes thématiques mènent le lecteur dans une réflexion sur la nouveauté dans la politique, la religion, l’économie et les savoirs, la culture matérielle. Archéologues, historiens et philologues se relayent pour explorer onze réalités ciblées au départ de l’analyse des sources. De ces « tableaux comparés », il ressort l’image de civilisations résilientes et adaptives, érigeant les traditions ancestrales au rang de modèles, mais capables aussi de se réinventer pour assurer leur prospérité et leur survie. Dans ce cadre, la dimension de « rénovation » du passé, dont la conceptualisation apparaît surtout à partir de l’Antiquité tardive avec le terme latin innouare, se montre déjà à l’oeuvre dans les siècles antérieurs du développement des civilisations méditerranéennes.
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